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Le point sur les liaisons aériennes entre la France et les Etats-Unis avant les vacances d’été

C’est compliqué… et c’est compliqué depuis un bon moment pour les échanges aériens franco-américains, depuis le début de l’épidémie de coronavirus, avec l’interdiction de voyager aussi bien à destination de l’Europe que des Etats-Unis.

– Cet article a été mis à jour le 28 mai 2020 –

Dites vous bien avant de lire cet article que la situation va évoluer. Si le virus stagne, la reprise va se faire lentement. Si le virus disparaît, alors les restrictions disparaîtront. (Le trafic aérien ne reviendrait pas alors « à la normale », car beaucoup de choses ont changé (certaines liaisons aériennes n’existeront plus) mais ça ressemblera quand même un peu à ce que c’était avant.) Selon Franck Bondrille, représentant de compagnies aériennes à Miami et conseiller consulaire, « Il y a beaucoup de prudence en ce moment, et c’est tout à fait normal, mais je pense que dans la première quinzaine de juin ça devrait beaucoup bouger et il devrait y avoir des reprises.« 

Ainsi, des familles séparées par l’océan Atlantique depuis le mois de mars, vont enfin pouvoir se revoir « en vrai » ; la fin d’une situation pénible pour des milliers d’expatriés.

La situation sur les vols franco-américains :

Les voyages sont interdits vers les Etats-Unis. Vers la France ils sont également interdits « au moins jusqu’au 15 juin » (dixit le ministre de l’intérieur). Le 15 juin il sera de nouveau possible de voyager entre les pays d’Europe. Mais pour les connexions avec le reste du monde, les pays d’Europe doivent décider avant cette date de ce qui va se passer le 15 juin. Tout dépendra de la vitesse de régression de la pandémie.

Bien évidemment, les interdictions n’ont jamais empêché les ressortissants de rentrer dans leur pays d’origine, ni les « étrangers » titulaires d’une carte de « résident permanent » qui ont eux aussi le droit de rentrer dans le pays où ils résident habituellement. Leurs conjoints et les enfants mineurs (et quelques autres catégories) ont eux aussi le droit de voyager pour rejoindre leurs parent ou conjoint résidant à l’étranger.

Voir le décret d’interdiction émis par la Maison Blanche (et les dérogations qui vont avec)

Il n’est donc possible de voyager que sous ces conditions.

Selon l’IATA (Association internationale du Transport Aérien) si la situation continue de s’améliorer, les vols commerciaux intérieurs pourront reprendre en juin, notamment en France. Les vols continentaux reprendraient pour leur part probablement en juillet, mais pour les intercontinentaux, ils envisagent le troisième trimestre. Néanmoins, si le virus a totalement disparu auparavant, rien ne les empêche de redémarrer les moteurs en quelques heures et il semblerait que le virus soit en train de s’essouffler dans l’hémisphère nord. D’ailleurs, Air France qui a maintenu trois vols hebdomadaires entre Paris et Los Angeles passe à cinq vols à partir du 1er juin puis compte revenir à un vol par jour dès le 15 juin. Le 30 juin Air France devrait en plus desservir en Amérique-du-Nord : NYC-JFK et Montréal tous les jours. Atlanta, Chicago et Mexico trois à cinq fois par semaine.

Depuis le début de la crise, treize aéroports américains seulement sont habilités à recevoir du trafic international. Mais pour rejoindre Paris il a toujours été possible de transiter par une autre capitale européenne, notamment Londres, à condition de ne pas sortir de la zone internationale des aéroports.

Si les frontières sont rouvertes fin juin (ou avant), alors Air France devrait reprendre immédiatement sa desserte d’aéroports comme Miami par exemple. American Airlines semble également prêt à bondir au cas où les restrictions étaient levées plus vite que prévu.

Bien évidemment, il va vous falloir envisager de porter des masques à l’intérieur des avions comme des aéroports.

Les prix des billets

Pour le moment les billets sont assez peu chers, et ça pourrait le rester, vu que le secteur aérien (et celui du tourisme) vont vouloir accélérer la relance. Mais dans un premier temps la reprise des vols commerciaux pourrait être soumise à l’instauration de distance de sécurité dans les avions, comme par exemple la libération d’un siège sur deux. Au quel cas, durant cette période (et si les compagnies l’acceptent, ce qui n’est pas du tout évident) le prix des billets pourrait doubler (ce ne sont pas les compagnies qui vont payer pour les sièges vides).

Ce que font les compagnies aériennes

Il y a beaucoup de casse, et un très grand nombre de licenciements en cours en France, au Canada, partout. Les grandes compagnies aériennes nationales contractent des prêts, sauf Alitalia qui est purement et simplement nationalisée. Les liaisons vont bien entendu reprendre dès que ce sera possible, mais il y a des dégâts. Air France reprend progressivement ses dessertes, mais la compagnie a enlevé ses A380. Certaines comme Norwegian ont été sauvées de justesse. Aux Etats-Unis, le patron de Boeing, David Calhoun, a qualifié de « fort probable » le fait que l’une des quatre grandes compagnies nationales puisse s’effondrer avant la fin de l’année. En Afrique c’est un désastre complet dans le secteur.

Les fabricants d’avions comme Airbus ou Boeing sont lourdement impactés et annoncent devoir licencier des milliers d’employés, tout comme les fabricants de moteurs Rolls Royce et probablement un grand nombre de sous-traitants. 

Y aura-t-il des problèmes pour les parcours de retour ?

A priori plus l’été va avancer et moins le virus sera présent. Néanmoins, c’est vous qui prenez le risque de réserver un vol retour (si ça se trouve il y aura deux virus au lieu d’un : difficile de le savoir !).

Les déplacements de plus de 100 km en France :

Pour le moment il faut remplir une dérogation pour motifs impérieux si on veut parcourir plus de 100km en France (sauf si le déplacement de plus de 100km est à l’intérieur de son propre département de résidence). Cette restriction sera levée le 2 juin.

Les gardes d’enfants mineurs constituent une dérogation. Il vous faut néanmoins constituer des dossiers afin que les enfants puissent prouver :

– qu’ils réalisent un trajet national et international 

– qu’ils ont bien un parent qui réside dans le pays de destination.

Cliquez pour voir la déclaration de parcours de plus de 100km

L’attestation de déplacement international pour entrer en France

Que vous voyagiez vers la métropole ou l’outre-mer français, le gouvernement français exige que vous remplissiez vous même une attestation précisant les dates et les raisons pour lesquelles vous entrez à l’intérieur des frontières françaises. Vous trouverez les formulaires ici

Avoir en sa possession des attestations confirmant les besoins de ce voyage paraît être une bonne idée en cas de contrôle, car si les motifs de dérogations sont assez nombreux, la police française s’est néanmoins avérée un peu tatillonne avec les attestations depuis le début de l’épidémie (des grands-mères ont été verbalisées parce qu’elles avaient rempli des attestations au crayon-à-papier, par exemple…).

La quatorzaine

Sur le principe de la quatorzaine, attention, il faut bien avoir en tête que vous pouvez contracter le virus durant votre voyage, et éventuellement le transmettre ensuite à votre entourage. Il faut donc vraiment rester vigilant.

La quatorzaine lors du retour en France

Depuis le 25 mai elle est volontaire, et elle pourrait probablement rester en vigueur jusqu’à fin juillet. Si vous y allez pour motif impératif (enterrement etc…) vous avez des dérogations (vous pouvez vous rendre à l’enterrement). Si vous n’avez pas de domicile en France, vous pouvez faire votre quatorzaine ailleurs, dans un hotel par exemple.

La quatorzaine aux Etats-Unis

Depuis le début de l’épidémie, vous êtes scanné au départ et à l’arrivée de l’avion en provenance d’Europe. Si vous avez de la température au départ de France vous ne serez pas autorisé à rentrer dans l’avion. Si vous avez de la température à l’arrivée aux Etats-Unis, vous devrez faire la quatorzaine dans des logements spéciaux à l’aéroport. Si vous n’avez pas de température, vous devrez vous mettre en « auto-quatorzaine » où vous voulez.

Attention, les lois sanitaires aux Etats-Unis sont différentes en fonction des Etats. Si vous pouvez passer la frontière, pensez bien que si vous sortez de l’aéroport dans un Etat, vous ne pourrez peut-être pas vous rendre ENSUITE dans un autre Etat. Exemple : au moment où nous écrivons ces lignes il n’est toujours pas autorisé de voyager depuis New-York vers la Floride.

Peut-on être remboursés en cas d’annulation des vols ?

Si le vol est annulé, les compagnies sont obligées de vous proposer un remboursement, même si vous pouvez opter à la place pour un avoir. Ceci dit, au début de la crise du coronavirus toutes les compagnies ont tenté de forcer leurs clients vers cette deuxième solution, prendre un avoir, le remboursement les mettant en dangereuses positions financières. Après avoir reçu un prêt de 7 milliards de la part du gouvernement français, Air France a à son tour proposé début mai l’option remboursement. Ceci dit, il peut être plus interessant de prendre un billet sur un vol ultérieur de la même compagnie car, afin de vous y inciter, la compagnie française propose une bonification de 15%.

Bons conseils :

– Si vous prenez un billet sur une petite compagnie aérienne et qu’elle fait faillite… vous ne serez certainement pas remboursé…

– Si vous prenez votre billet un mois à l’avance, il devrait être moins cher. Mais les vols peuvent être décalés si les vols commerciaux reprennent.


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