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Série « Hollywood » : une uchronie assez ambigüe sur l’histoire du cinéma américain

Cette minisérie en sept épisodes se passe durant l’âge d’or des studios de Hollywood, juste après la Seconde Guerre Mondiale. Il s’agit d’une fiction racontant le destin de débutants : un scénariste, un metteur en scène, des comédiens, qui créent un film en route pour gagner des Oscars. Pour cela, ils devront braver bon nombre d’interdits, car certains d’entre eux sont Noirs ou gays, caractéristiques empêchant à l’époque d’approcher des marches de la gloire.

On va commencer par les points positifs de cette série : les comédiens sont tous très bons, et c’est un réel plaisir de les découvrir ou redécouvrir, à commencer par Darren Criss (absolument terrifiant dans The Assasination of Gianni Versace). Ca se laisse regarder jusqu’au bout, même si la fin est bien trop remplie de bonnes intentions : c’est tellement peu surprenant qu’on attend impatiemment la surprise. En vain.

Vanité et révisionnisme

Le pire maintenant : Bon passons rapidement sur les costumes qu’on dirait parfois sortis d’un magasin de farces-et-attrapes : tout fait beaucoup trop neuf. Par delà ce détail… il y a bien pire, mais ces costumes trop neufs trahissent l’état d’esprit des réalisateurs : La réalité n’est pas toujours aussi glamour que les images produites par les studios de la Cité des Anges. A commencer par sa propre histoire. Ici la production veut faire passer le message qu’Hollywood est une industrie fabuleuse disposant de pouvoirs extraordinaires, et qu’avec la volonté (manquée) de quelques uns, les personnes de couleur et les LGBT auraient pu s’afficher beaucoup plus vite et imposer l’égalité entre les hommes. C’est peut-être vrai, mais l’histoire de Hollywood est surtout l’inverse, celle d’une conformité extrême. A part sur le plan sexuel.


La série Hollywood

Parlons-en. La série commence (et se termine) sur des scènes de prostitution, décrites comme s’il s’agissait du milieu le plus amical et le plus sain qui soit, une sorte d’anti-chambre des studios de cinéma. Là aussi, espérons que dans l’esprit des réalisateurs il s’agit bien d’une uchronie, mais on ne voit pas la nécessité de diffuser un message aussi faux.

Il y a pire, et bien pire. Deux ans après le début du mouvement #Metoo, même en enjolivant jusqu’à la limite l’histoire de Hollywood, il paraît totalement hallucinant de faire passer des auteurs de coercitions sexuelles, à la limite du viol, comme des personnages sympathiques. C’est pourtant ce que fait clairement la série Hollywood.

La série Hollywood

Dernier point, cette fiction lamentable ose utiliser les noms de personnes disparues depuis longtemps (comme par exemple Rock Hudson et son agent Henry Willson), sans qu’elles puissent bien évidemment se défendre d’y être impliquées.

Décidément, Hollywood a beaucoup de mal a regarder en face sa propre réalité. Dommage que ces jeunes comédiens de talent aient perdu leur temps là-dedans.

On aurait aimé y croire…. mais c’est ainsi. Encore une fois, et pour terminer sur une note positive, si vous ne savez pas quoi regarder, vous pourrez apprécier le talent de ces comédiens.

La série sur Netflix


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