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Le tourisme spatial va débuter dans quelques mois, en Floride et ailleurs aux USA !

Ce n’est pas nouveau : huit autres « touristes spatiaux » ont déjà suivi les premiers pas de Dennis Tito, qui avait payé 20 millions de dollars en 2001 pour être « le premier » et passer une semaine dans la station spatiale internationale (ISS). Mais cette fois plusieurs entreprises travaillent afin de très prochainement pouvoir commercialiser de manière normale et régulière ce genre de voyage.

SpaceShipeTwo, de Virgin Galactic
SpaceShipeTwo, de Virgin Galactic

Il était une fois l’astronaute, ce héros ? Il n’est encore évident que les touristes puissent reléguer ce métier à quelque choe de banal. Ce qu’on entend par « tourisme spatial », ce n’est pas (encore) d’aller sur la Lune, mais  généralement de pouvoir rester quelques minutes en apesanteur au-dessus de la planète bleue lors d’un vol qui dure quelques heures, ou bien d’effectuer un séjour dans la station internationale ISS. De facto, l’espace n’est pas très loin de nous, puisque sa frontière officielle est à 100 km d’altitude, et dénommée « la ligne de Kármán ». L’armée américaine a une analyse différente puisque pour elle c’est à 80km seulement qu’on atteint officiellement « l’espace ». Mais dans la réalité ça ne change pas grand chose : à 80km il y a déjà apesanteur, un ciel noir, et une vue imprenable sur la Terre toute ronde. La frontière des 100km sépare toutefois techiniquement ce qu’on appelle les vols orbitaux (au-dessus) des vols suborbitaux. La préparation des passagers sera différente en fonction des projets : on ne reste pas plusieurs jours dans l’espace sans risque. Pour les simples vols suborbitaux il ne devrait y avoir que quelques heures d’analyses médicales et mises en condition. Voici les différents projets en cours :

Le tourisme orbital

Forte de ses lancements avec la Nasa, SpaceX, la société d’Elon Musk compte envoyer dès la fin de l’année des touristes vers la station ISS, soit à plus de 400km de hauteur. La mission s’appelle Inspiration4 et elle doit être opérée par la fameuse fusée réutilisable Falcon 9 et sa capsule Dragon. Le port utilisé devrait être le non moins célèbre « 39-A » des missions Apollo, à Cape Canaveral.

SpaceX
SpaceX

Par ailleurs, SpaceX travaille sur un autre vaisseau baptisé Starship pouvant contenir 100 passagers. Mais ça, c’est pour plus tard. En tout, cas une telle contenance laisse présager des prix beaucoup plus bas.

Certains se demandaient si la Station ISS servait toujours à quelque chose, en tout cas en rapport avec son coût de fonctionnement. Axiom Space apporte la réponse : cette société a été missionnée par la NASA afin de greffer un nouveau module à l’ISS… un hôtel de huit couchettes individuelles dessiné par le Français Philippe Starck et co-construit par Thalès. Les locataires bénéficieront de Wi-Fi, d’écrans vidéos (mais pas de piscine à l’extérieur !), et les premiers voyageurs devraient y arriver en 2022, après avoir déboursé plus de 55 millions d’euros par personne. Apparemment, l’espace devient (enfin) rentable !

Axiom Space
Axiom Space

Les vols suborbitaux

Comme expliqué plus haut, ceux-là constituent « simplement » un vol jusqu’à l’espace. Blue Origin, la société fondée par Jeff Bezos, compte commercialiser très prochainement son lanceur New Shepard, avec départ du Texas, pour aller jusqu’à la limite de la ligne de Kármán. Ca devrait avoisiner les 250K$.

Test d'atterrissage de New Shepard, par Blue Origin
Test d’atterrissage de New Shepard, par Blue Origin (photo : domaine public)

Virgin Galactic ne saurait être en reste, avec son SpaceShipTwo qui est un vaisseau mi-avion, mi-fusée qui a lui aussi largement dépassé les limites du « projet » : son décollage commercial est prévu pour le début de l’année 2022. Et il y a déjà 600 personnes qui ont réservé un vol à 250.000 dollars sur SpaceShipeTwo, et 8000 autres en liste liste d’attente (dont Katy Perry et Tom Hanks). SpaceShipTwo décollera du Nouveau-Mexique.

L'intérieur du Virgin Galactic SpaceshipTwo
L’intérieur du Virgin Galactic SpaceshipTwo

La France n’est pas en reste, avec le projet Zephalto. Plus écolo, puisqu’il s’agit d’un ballon qui serait capable d’emmener de deux à six personnes dans la stratosphère, jusqu’à 25 km d’altitude, à partir de 2024, pour un voyage aérien de quelques heures ou de quelques jours : les passagers ayant le choix de la durée et de la direction. Ce sera certainement époustouflant, peut-être mieux qu’un aller direct vers « là-haut » mais reste à connaître la rentabilité d’une telle croisière (par rapport aux concurrents) vu le peu de passagers annoncés. Ils annoncent un prix d’entrée de « plusieurs dizaines de milliers d’euros », ce qu’on peut donc qualifier de « pas cher », en tout cas en comparaison.

Zephalto
Zephalto

Il y de la concurrence chez les gonfleurs, avec Space Perspective, qui prévois aussi de faire monter son ballon, mais depuis la Space Coast de Floride, pour un montant annoncé de 125000$ par personne. Là le voyage sera en courbe jusqu’à l’espace pour une redescende avec amerrissage… C’est pas très rassurant, si ?

La nacelle de Space Perspective
La nacelle de Space Perspective

La Floride bien placée ?

En Floride, cette année on essaye de terminer la liaison Miami-Orlando en chemin de fer, passant d’ailleurs non loin de Canaveral… mais c’est dire le décalage qu’il peut y avoir entre certains défis technologiques. Mais il ne faut pas s’y méprendre, si le Texas et le Nouveau-Mexique sont cités comme plateformes de décolage, il va falloir qu’ils s’accrochent : le Sunshine State se positionne pour accueillir à terme à peu près tous les projets de tourisme spatial, et rester ainsi leader en la matière. C’est un défi économique, mais aussi pour être fidèle à l’histoire de Canaveral et à l’identité « spatiale » de la Floride centrale, qui va de Buzz Aldrin à Buzz L’Eclair : ici, les étoiles continuent de faire rêver !


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