Retour au crayon et au papier : quand les pays riches freinent la technologie à l’école
Selon The Economist, les salles de classe américaines vivent un mouvement de retour en arrière technologique. Face à la montée de l’IA générative et à la généralisation de la triche et de la distraction, de nombreuses écoles et universités réintroduisent des examens manuscrits, des évaluations orales, et même des surveillants qui patrouillent à l’ancienne. Les enseignants multiplient les stratégies : rédaction à la main, interdiction de sortir pendant les examens, travaux oraux plutôt que PowerPoints, voire quasi-abandon des devoirs à la maison. Les enquêtes montrent que la majorité des professeurs modifient désormais leurs pratiques pour contourner l’IA, privilégiant crayon, papier et présence physique.
Le phénomène dépasse les États-Unis : la Suède, le Danemark ou la Finlande restreignent eux aussi les outils numériques après les avoir massivement adoptés. The Economist souligne ainsi un contraste frappant : tandis que de nombreux pays en développement accélèrent la numérisation de l’éducation, espérant rattraper les économies avancées, les pays riches amorcent une forme de “détechnologisation” scolaire, inquiets des effets de l’IA sur l’attention, l’apprentissage et l’intégrité académique.
Ce retour au « low-tech » marque surtout une volonté de redonner aux élèves une chose devenue rare : du temps calme, concentré et sans distractions.
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