Le show des vanités : Palm Beach comme vous ne voudriez pas la voir
Je dois l’avouer d’entrée de jeu : Members Only: Palm Beach (sur Netflix) est probablement la première “docu‑série” de télé‑réalité sur « des femmes qui font quelque chose » que j’ai tenté de regarder, et je n’ai pas réussi à tenir plus d’un épisode. Chaque minute passée à suivre ces dames riches et… comment dire… très occupées à demeurer superficielles m’a donné l’impression que mon cerveau fondait, tel du fromage bon marché sous un soleil de Floride. J’avais l’impression à chaque seconde de perdre des points de quotient intellectuel.
Est‑il vraiment possible de faire plus dégradant pour l’image des femmes que ce défilé de banality shows ? On y voit des lèvres gonflées comme des bouées en plastique crevées, des disputes dignes d’une cour de récréation, et des dialogues où l’introspection profonde se limite à débattre — sérieusement — de qui a mieux été invitée à quel gala. Et encore, gala est peut‑être un mot trop noble pour ce qui ressemble davantage à une foire aux vanités tape‑à‑l’œil : Gucci par ici, Mar‑a‑Lago par là. L’une des femmes s’est même exclamée, dans un éclat de vulgarité jubilatoire, que “à Palm Beach il y a une étiquette : soit on montre ses seins, soit on montre ses jambes, mais pas les deux” — une règle de style qui résume bien la profondeur abyssale de cette série et du « monde » qu’il décrit !
En tout cas, heureusement que plus personne ne fume de cigarette aux Etats-Unis, parce que sinon, avec ces spécimens, il y aurait des explosions de choses gonflées !
Il est vrai qu’à Palm Beach il existe des dizaines de femmes futiles et exubérantes, mais cela ne signifie pas que la richesse rime forcément avec connerie ostentatoire. Aucune généralité ne justifie cette image biaisée comme si elle incarnait la “réalité quotidienne” de cette magnifique ville. Beaucoup de téléspectateurs ont d’ailleurs noté que cette version de Palm Beach ressemble plus à un caricature kitsch et outré qu’à une réalité sociale — dans la vraie vie, l’élégance raffinée de l’“old money” n’est pas faite de cris, de poses instagrammables et de rivalités vulgaires, mais souvent de retenue et de discrétion souvent absente dans ce que je viens de voir à l’écran.
Comparée à la série Palm Royale sur Apple TV+ (qui, même si elle tombe souvent dans le cliché, mais reste une fiction satirique avec un ton et un cadre narratif bien plus structurés), Members Only donne parfois l’impression d’être une version cheap et confuse de The Real Housewives sous stéroïdes patauds.
Bref, si l’intention est de montrer la vacuité de l’ultra‑richesse, bravo : tu l’as fait avec panache ! Mais si l’objectif était de nous faire réfléchir sur la condition féminine, la société ou le pouvoir, alors c’est raté. Très, très raté.
En synthèse, ça vaut vraiment le coup d’être regardé. Mais durant 4 minutes et 30 secondes seulement.
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