La French-American Chamber of Commerce fête ses 130 ans
Fondée à New York en 1896, la FACC est aujourd’hui la plus grande chambre de commerce binationale des États-Unis. Son président, Marc Somnolet, dresse un bilan d’une institution plus dynamique que jamais.
Cent trente ans. C’est l’âge que célèbre cette année la French-American Chamber of Commerce (FACC), née en 1896 à New York sous l’impulsion du consul de France de l’époque. Une longévité remarquable pour une organisation qui, loin de se reposer sur ses lauriers, n’a jamais autant ressemblé à une institution moderne et ambitieuse.
Aujourd’hui, la FACC National Network fédère 17 chapitres répartis à travers tout le pays, de New York à San Diego, de Miami à Seattle, en passant par Chicago, Boston ou Houston. Au total, ce sont près de 2 800 membres actifs et 45 employés à temps plein qui font tourner cette machine bien huilée — sans compter les présidents de chapitres, tous élus bénévolement par leurs conseils d’administration respectifs.
Un réseau ancré dans les réalités économiques locales
Si la FACC est une, elle n’est pas uniforme. Chaque chapitre reflète le tissu économique de sa région. Certes, à New York — le plus important chapitre du réseau, dirigé par Paulina Bogdanovic et son équipe de quinze personnes —, tous les secteurs coexistent. Mais « les autres Etats sont connus pour avoir des fleurons et des spécialisations qui s’affirment : la biotech et la pharmacie en Nouvelle-Angleterre et à San Diego, la tech à San Francisco et en plein essor dans l’Ohio, le luxe et la beauté à Miami, l’entertainment à Los Angeles, l’aéronautique dans d’autres États encore. Nos chapitres épousent les dynamiques économiques locales, » résume Marc Somnolet, président de la FACC nationale depuis 2021. Et les chiffres lui donnent raison : San Diego affiche la plus belle progression du réseau en 2024, tandis que le Texas et la Nouvelle-Angleterre figurent parmi les chapitres les plus solides derrière New York.
Indépendante, privée, apolitique
Ce que la FACC « n’est pas » compte tout autant que ce qu’elle est. Organisation privée à but non lucratif, elle ne fait ni lobbying ni politique, et ne peut légalement recevoir de fonds publics. « Nous ne prenons pas d’ordres des pouvoirs publics », insiste Marc Somnolet. Une ligne claire, même si la FACC s’inscrit pleinement dans l’écosystème de la Team France aux États-Unis — aux côtés des consulats généraux, de Business France, de Bpifrance, de la French Tech Mission, des CCI et d’autres encore. Les consuls sont bien sûr accueillis dans les chapitres locaux, mais n’y ont pas de droit de vote.
Cette indépendance est une force. La FACC reste un espace neutre, orienté business, où les entreprises françaises et américaines se retrouvent pour développer leurs relations commerciales sans arrière-pensée institutionnelle.
Cap sur septembre, et sur l’avenir
Pour célébrer ce 130e anniversaire, un événement est déjà prévu en septembre à New York. Une soirée symbolique pour une institution qui, née à l’ombre de ce même consulat, a su conquérir son autonomie tout en restant fidèle à sa vocation : tisser des liens durables entre les deux rives de l’Atlantique.
La FACC National Network est membre de CCI France International, présente dans 92 pays.
PUBLICITES :







