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Visas investisseurs aux USA : Sylvain Perret publie un livre pour les candidats à l’expatriation

Avec sa société Objectif USA, Sylvain Perret fait du conseil en implantation d’entreprises aux Etats-Unis, et accompagne ainsi les titulaires de visas investisseurs. Il vient de publier « S’expatrier aux Etats-Unis grâce aux visas d’entrepreneurs ».

  • Editions : LIBRINOVA (4 octobre 2021) : 340 pages – 25$ au format papier sur Amazon par exemple.

Sylvain Perret, président de www.objectif-usa.com
Sylvain Perret, président de www.objectif-usa.com

Le Courrier des Amériques : Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Sylvain Perret : En 2020, cela a fait 10 ans que nous sommes arrivés aux USA. J’en ai profité pour écrire plusieurs articles pour mon site sur nos conclusions après ces 10 années ici. J’ai traité cette question d’un point de vue personnel puis professionnel. Quand j’ai écris la partie professionnelle, je me suis rendu compte que le texte devenait de plus en plus long, 10 000 mots, 20 000 mots… (au final 85 000) Assez vite, j’ai dû organiser mes idées dans un plan et puis un jour, je me suis dit : c’est un livre que tu écris en fait et à partir de là, j’ai réorganisé mes idées autour d’un projet de livre.

2020 était aussi une année propice à la prise de recul. Nos vies ont été chamboulées, nos certitudes ébranlées. Je me suis dit que c’était le moment ou jamais de mettre tout ça noir sur blanc.

Mais, surtout, ce livre est né de rencontres. J’ai rencontré des gens qui ont réussi la transition entre leur vie en Europe et la vie aux USA. Et j’ai, malheureusement, vu d’autres personnes pour qui l’échec a été douloureux. L’idée majeure de ce livre est d’éviter que ce 2ème cas ne se reproduise en donnant les clés principales, à mon avis, à la réussite et en prévenant les gens sur les risques majeurs.

LE C.D.A : Quels sont les traits qui assurent la réussite à ton avis ?

Sylvain Perret : Il n’y pas pas de recette magique à mon avis, ou, si elle existe, je ne l’ai pas. Par contre, chez les gens que j’ai vu réussir, il y avait généralement ces caractéristiques :

  • Ce sont des entrepreneurs dans l’âme. Idéalement, ils ont été entrepreneurs avant de venir aux USA, pas forcément dans le domaine qu’ils feront ici mais passer d’un statut de salarié 35h en France à entrepreneur aux USA, c’est compliqué.
  • Ils ont du sang froid, ils peuvent pivoter si les choses ne se passent pas comme prévu. Ce sont des “problem solvers” et non des “problem makers”.
  • Ils ont une réserve financière pour faire face aux imprévus car …. Il y en a toujours (COVID nous le prouve)
  • Ils ont une situation familiale solide, un projet partagé par tous. L’expatriation aux USA met la cellule familiale sous tension.
  • Ils sont travailleurs. Les premières années au moins, il faut pouvoir être à 100% dans son projet. La plupart des business dits “absentee owner” ne le sont pas, à mon avis. Un business nécessite que l’entrepreneur soit présent.
  • Un bon niveau d’anglais aide beaucoup aussi. Pas au même niveau pour tous les métiers mais ça reste important et ça peut se préparer en aval.

LE C.D.A : Quels sont les plus grands risques d’échec ?

Sylvain Perret : Dans les échecs que j’ai vu, voici les principaux problèmes.

Partir sur sa propre idée des USA et des Américains. Ce qui marche en France ne marche pas forcément aux USA, et vouloir “changer les Américains” n’a pas de sens. Bien sûr, il faut de nouvelles choses, mais si vous avez besoin du business pour payer votre loyer le mois prochain, il vaut mieux miser sur une activité qui a prouvé son business model.

Un loyer commercial excessif tue n’importe quel business. C’est bien beau d’avoir de l’activité (du chiffre d’affaires), mais à quoi ça sert si ça ne suffit pas à payer le loyer et encore moins son propre salaire ? Je pense que c’est la cause numéro 1 des échecs que j’ai vu.

Une reprise d’affaire non maîtrisée. La reprise d’une affaire nécessite beaucoup de vérifications et il ne faut pas croire le vendeur sur parole, Américain ou Français d’ailleurs. La première question à se poser est “Pourquoi vendent-ils ?”. Penser aussi qu’on va doubler le chiffre d’affaire que le vendeur faisait dès la 1ère année est illusoire. Quand le repreneur fait aussi bien que le vendeur, c’est déjà pas mal ! Être accompagné de professionnels expérimentés dans la vente/reprise d’entreprises est indispensable.

Croire sur parole des gens qui vendent du rêve. On me qualifie parfois de “négatif”, je suis réaliste c’est tout. Ignorer les conseils de prudence pour réaliser son “rêve américain” peut mener dans le mur. Il faut impérativement consulter plusieurs personnes, prendre de multiples avis, recouper les informations, vérifier les antécédents.

LE C.D.A : Cites moi les plus belles réussites que tu aies vu en Floride ?

Sylvain Perret : J’ai vu de très belles réussites dans la restauration dont un qui a été cité dans la liste des 100 meilleurs restaurants des USA. Toujours dans l’alimentaire, j’ai eu le plaisir de travailler avec plusieurs boulangers sur les deux cotes qui ont de belles réussites avec des progressions impressionnantes.

J’ai beaucoup travaillé avec une PME française dans le domaine informatique des ERP/CRM qui a eu une progression explosive à Orlando (elle couvre tous les USA).

Il faut aussi préciser ce que l’on entend par réussite. Notre critère chez Objectif USA, c’est si le client est encore aux USA 3 ans après l’accompagnement et vit correctement du business pour lequel on l’a accompagné. Basé sur ce critère, on a un très bon taux de réussite.

Pour certains, la réussite, c’est juste de “vivre bien en Floride” et dans ce contexte, j’ai vu des réussites dans presque tous les types de métier, de la coiffure à la broderie industrielle, de l’informatique à l’élevage de chiens…

LE C.D.A : Des échecs que tu as vu ?

Sylvain Perret : Je ne citerais pas d’échecs particuliers pour ne blesser personne. Sur ce sujet, je dirais simplement que ce qui me met hors de moi, c’est quand les échecs étaient prévisibles au départ et proviennent de mauvais conseils et/ou de mauvais business models.

LE C.D.A : A propos du visa E2, penses-tu qu’il y aura une amélioration et un retour à 5 ans pour les Français.

Sylvain Perret : J’aimerai être optimiste mais, je suis réaliste. Personne n’en parle ! Plus aucun politique n’en fait un sujet ! J’ai entendu “on a obtenu un passage 15 à 25 mois…”. Je ne suis pas d’accord avec ça, on n’a pas pu éviter une réduction de 60 à 25 mois, c’est ça la réalité. Quant aux “améliorations des renouvellements” promis, on les attend toujours.

Il y a eu récemment des frictions entre la France et les USA puis on est redevenus les meilleurs amis du monde. J’ai posté aux hommes politiques concernés, sur Linkedin entre autres où je suis très présent, des messages pour leur dire de penser à remettre la question des visas à l’ordre du jour dans leur discussion de “réconciliation”. Aucune réponse. On va certainement me répondre qu’il y a des discussions en coulisse, j’aimerai y croire mais pourquoi tant de pudeur sur ce sujet si c’est vraiment le cas… Avec COVID, il y a eu d’autres urgences, c’est clair mais il faut que ce sujet soit remis sur le tapis et qu’on soit informés. Les détenteurs de visa E1/E2 et autres se sentent oubliés.

Sur ce sujet, j’espère juste une bonne surprise un jour en me levant comme on en a eu une très mauvaise un jour d’Août 2019.


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