Les restes d’une Canadienne disparue dans les années 1980 identifiés en Floride — un tueur en série suspecté
Quarante ans après sa disparition, Jeanette Marcotte a enfin un nom. Les restes squelettiques de cette Canadienne, vue pour la dernière fois en Saskatchewan en 1981 ou 1982, ont été formellement identifiés par les autorités du comté de Brevard, en Floride, grâce à la généalogie génétique médico-légale. L’entreprise spécialisée Othram, mandatée par le bureau du shérif, a rendu publique cette identification début février 2026.
Les restes de Mme Marcotte avaient été découverts en janvier 1985 dans une zone boisée de Malabar, une petite ville côtière du comté de Brevard, mêlés à ceux d’une autre femme, Kimberly Walker, identifiée pour sa part dès l’époque par ses empreintes dentaires. Pendant quatre décennies, Jeanette Marcotte est restée inconnue sous le nom de « Malabar Jane Doe ». C’est finalement sa fille, qui avait signalé la disparition de sa mère en 2021, qui a fourni l’échantillon d’ADN ayant permis l’identification.
Les circonstances de sa mort demeurent inexpliquées. Les deux femmes auraient pu être les victimes de John Crutchley, un ingénieur de Melbourne, en Floride, surnommé le « violeur vampire » en raison de sa pratique consistant à drainer le sang de ses victimes. Condamné en 1986 pour viol et enlèvement, il n’a jamais été inculpé pour meurtre. Il est décédé en prison en 2002. Des pièces d’identité appartenant à plusieurs femmes disparues avaient été retrouvées à son domicile.
« Nous ne savons toujours pas pourquoi elle se trouvait ici, ni ce qui lui est arrivé », a déclaré Tod Goodyear, porte-parole du bureau du shérif du comté de Brevard. Avant sa disparition, Marcotte aurait annoncé à son entourage qu’elle se rendait à Vancouver. Elle n’est jamais arrivée à destination.
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