Visiter le Garden District de la Nouvelle-Orléans / Guide de Voyage

Ah, le Garden District, le « quartier américain » de New-Orleans, autour de son avenue Saint Charles ! C’est sans aucun doute l’un des plus beaux des Etats-Unis, et célèbre pour ses maisons « antebellum » (d’avant la guerre-civile).
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– « Pourquoi j’aime La Nouvelle-Orléans », par Jacques Cimetier
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– La St Landry Parish (pays cajun de Louisiane)
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– Guide complet des Etats-Unis
Introduction au Garden District de La Nouvelle Orléans
Contrairement au French Quarter, où les jardins en patios restent dissimulés derrière des murs, le Garden District, comme son nom l’indique, est réputé pour ses magnifiques jardins qui s’étendent autour de maisons élégantes, qu’elles soient de style colonial ou victorien. Ce quartier pittoresque offre une véritable plongée dans l’histoire et l’architecture du sud des États-Unis, avec des rues bordées de majestueux chênes centenaires et des propriétés agrémentées de plantations d’orangers, de jasmins, et de magnolias en fleurs, créant un cadre enchanteur (voir les photos en bas de cette page).

Après l’achat de la Louisiane par les États-Unis en 1803, le quartier a commencé à se développer dès les années 1830 sous l’impulsion de riches familles américaines qui souhaitaient s’établir à La Nouvelle-Orléans, à l’écart de l’effervescence du French Quarter. Ces nouveaux résidents ont apporté leur propre vision architecturale, donnant naissance à un mélange unique de manoirs et de jardins spacieux, qui reflète encore aujourd’hui l’opulence de l’époque.
S’étendant entre Saint-Charles Avenue et Magazine Street, le Garden District est facile à explorer, que ce soit à pied ou en empruntant le célèbre streetcar (le tramway « nommé Désir »), qui parcourt l’avenue Saint-Charles sur plusieurs miles. Ce mode de transport emblématique offre une perspective surélevée idéale pour admirer les alentours. Les visiteurs à pied pourront découvrir les plus belles résidences dans le carré délimité par les First et Fourth Streets à l’est et à l’ouest, et entre Prytania Street et Camp Street au nord et au sud. Avec ses demeures historiques et ses paysages empreints de charme, le Garden District est l’un des joyaux incontournables de La Nouvelle-Orléans, immortalisé sur d’innombrables clichés.

Un tramway nommé Désir

Il serpente avec élégance à travers les rues de La Nouvelle-Orléans, comme une relique vivante d’un autre temps. Le streetcar de Saint-Charles Avenue, immortalisé par Tennessee Williams, est bien plus qu’un simple moyen de transport : c’est une invitation au voyage, une plongée dans l’âme vibrante de la ville.
À bord de ces vieux tramways en bois, dont les banquettes usées racontent mille histoires, on glisse doucement entre les époques. Les roues grincent sur les rails, un bruit familier qui se mêle au murmure des grands chênes centenaires bordant l’avenue. À travers les fenêtres ouvertes, le parfum des magnolias et le chant lointain d’un saxophone s’invitent dans la cabine, comme pour rappeler que chaque trajet est une célébration de la culture unique de cette ville du Sud.

Le tramway, avec son allure paisible, relie passé et présent. Il traverse des quartiers chargés d’histoire, de l’effervescence du centre-ville au charme discret du Garden District. À mesure qu’il avance, il dévoile des demeures élégantes, des porches où flottent des drapeaux, et des jardins luxuriants où le temps semble suspendu.
Difficile de monter à bord sans penser à Marlon Brando criant “Stella !” dans une scène légendaire du cinéma. Ce cri passionné résonne encore, tout comme l’histoire et les émotions qui traversent ces rails depuis des générations.

Pour quelques pièces seulement, on embarque dans une parenthèse hors du temps, où l’on peut se laisser porter par la magie de La Nouvelle-Orléans. Que l’on soit touriste ou résident, le trajet sur le streetcar est une expérience incontournable, un poème en mouvement qui célèbre la lenteur et la beauté des instants simples.
Alors, laissez-vous séduire par ce « tramway nommé désir » et découvrez, au rythme des rails, l’essence intemporelle de La Nouvelle-Orléans.
Quelques maisons à voir spécifiquement
– Colonel Short’s Villa : 1448 4th Street ;
– Robison House : 1415 3rd St. ;
– Anne Rice House (1239 1st Street) ;
– Toby’s Corner (2340 Prtania ST.) ;
– Bradish Johnson House (2343 Prytania St.).
Vous verrez également les grandes universités Tulane et Loyola dans le quartier et le cimetière Lafayette, une autre des « villes des morts », sur Washigton, entre Prytania, Sixth et Coliseum.
Audubon Park

Situé le long de l’avenue Saint-Charles, Audubon Park est une oasis de tranquillité et un véritable joyau pour les amateurs de nature. Ce parc magnifique, ombragé par des chênes centenaires et agrémenté d’une flore tropicale, offre un cadre idéal pour une promenade, un pique-nique ou une simple pause détente loin de l’agitation de la ville. Les visiteurs peuvent profiter de vastes pelouses, d’étangs où nagent des canards, et de chemins ombragés parfaits pour le jogging ou une balade à vélo. Pour les amateurs de golf, le parc abrite également un superbe parcours 18 trous qui attire à la fois les locaux et les touristes. Des aires de pique-nique et des installations sportives en font un lieu idéal pour les sorties en famille ou entre amis.
Juste en face se trouve l’université de Loyola.
Audubon Zoo
L’Audubon Zoo est l’une des attractions incontournables de La Nouvelle-Orléans pour les amoureux des animaux et les familles en quête d’aventures. Ce zoo accueille plus de 1800 animaux dans des habitats soigneusement reconstitués pour offrir une expérience immersive. Parmi les espèces les plus remarquables, on trouve les majestueux tigres blancs, les fascinants alligators de Louisiane, et une multitude d’autres créatures venues des quatre coins du globe. Le zoo propose également des expériences interactives, telles que des zones de contact avec certains animaux et des démonstrations pédagogiques pour petits et grands. Les paysages du zoo, ponctués de jardins tropicaux et de bassins d’eau, en font un lieu aussi agréable pour les visiteurs que pour ses résidents animaliers. Prévoyez de passer une journée complète pour profiter pleinement de toutes les attractions offertes par ce site exceptionnel.
Pour plus d’informations, consultez le site officiel de l’Audubon Zoo.

Donne-moi un hot-dog Ignatius !
Si vous avez lu le roman culte La Conjuration des Imbéciles de John Kennedy Toole, vous pourrez facilement imaginer Ignatius J. Reilly sortant de sa modeste maison sur Constantinople Street juste à côté du Garden District, poussant son chariot à hot-dogs avec son air bougon et ses idées « géniales » sur le monde. En marchant sur St. Charles Avenue, vous pourriez presque l’imaginer, ses vêtements mal ajustés et son emblématique béret vert, tentant maladroitement de vendre ses hot-dogs à des passants intrigués ou indifférents.
Nos photos de St Charles Ave
Les photos ci-dessous ont toutes été prises sur Saint-Charles avenue, et ne correspondent qu’à une petite partie de la rue. Juste pour vous faire rêver….
Tour à pied dans le Garden District
Voici un exemple de « tour » que vous pouvez réaliser dans le Garden District en quête des belles maisons, de celles de célébrités, dans les rues délicieuses du quartier abrité par les grands chênes !
Le Garden District est bien plus qu’un simple quartier historique. En flânant, laissez-vous imprégner par l’atmosphère unique de La Nouvelle-Orléans : les senteurs florales, les ombres des grands arbres dansant sous le soleil, et le doux son du tramway qui passe au loin.
Promenez-vous dans les rues délimitées par First Street, Fourth Street, Prytania Street et Camp Street. Chaque coin de rue dévoile des demeures d’une beauté époustouflante, entourées de jardins parfumés de magnolias et d’orangers. Ne manquez pas les détails architecturaux : balcons en fer forgé, colonnes élégantes et façades victoriennes.

Recommandations pratiques
- Durée : Comptez environ 2 heures pour explorer le quartier à pied.
- Conseil : Portez des chaussures confortables et apportez une bouteille d’eau, surtout en été.
- Bon à savoir : Les visites guidées du cimetière Lafayette nécessitent désormais un guide officiel, mais le reste du quartier est librement accessible.
- Il y a 19 étapes :
1. La maison “Jefferson Davis”
(1134 First Street)


Officiellement appelée la maison Payne-Strachan, cette demeure a été construite en 1849 par Jacob Payne. Jefferson Davis, ancien président des États Confédérés d’Amérique (les Etats qui avaient fait sécession) y est décédé le 6 décembre 1889. Durant le siècle qui a suivi la Guerre Civile, Davis fut considéré comme une « idole » du Sud, mais dorénavant, la guerre qu’il a mené pour maintenir l’esclavage n’est évidemment plus du tout populaire et ses statues ont disparu des rues des Etats sudistes. On ne mets pas cette maison sur la liste pour le fait que Davis y est mort, mais pour son style architectural. Elle reflète le style d’avant-guerre typique des demeures de la région, avec ses colonnes élégantes et ses détails classiques.
Continuez sur First Street, en vous éloignant de Magazine Street.

2. La maison Anne Rice
(Brevard-Rice House, 1239 First Street)
Cette magnifique maison de style néoclassique date de 1857, lorsqu’elle a été construite pour Albert Brevard par James Calrow et Charles Pride. On dit que M. Brevard n’a jamais quitté la maison – il y est décédé seulement deux ans après sa construction et il est réputé y hanter encore les lieux.
En 1989, Anne Rice a acheté la maison et y a écrit la série *Les Sorcières Mayfair*, faisant de la maison Brevard le domicile ancestral des sorcières Mayfair.
Aujourd’hui, la plaque extérieure proclame le nom officiel de la maison : The Brevard-Rice House, mais elle est plus couramment appelée “La maison Anne Rice.”
La maison semble presque vivante, enveloppée dans une aura mystérieuse qui évoque à la fois l’histoire et les récits gothiques d’Anne Rice. Aujourd’hui, la maison est un lieu de pèlerinage pour les fans d’Anne Rice et les amateurs de littérature gothique, attirés par l’esprit des Sorcières Mayfair.


Anne Rice : La reine du gothique littéraire
Anne Rice, née Howard Allen Frances O’Brien le 4 octobre 1941 à La Nouvelle-Orléans, est l’une des figures emblématiques de la littérature gothique contemporaine. Connue pour son talent à mêler le surnaturel à des thèmes profondément humains, elle a marqué plusieurs générations de lecteurs avec ses récits sombres et fascinants.
Son premier roman, Entretien avec un vampire (1976), a immédiatement rencontré un succès retentissant. Ce livre, qui explore la mélancolie et les tourments de l’immortalité à travers les yeux de Louis et Lestat, a lancé Les Chroniques des Vampires, une série qui s’est étendue sur 13 volumes et a été traduite dans des dizaines de langues. Ce premier opus a également été adapté au cinéma en 1994 avec Tom Cruise et Brad Pitt dans les rôles principaux.
Anne Rice a grandi dans le quartier historique du Garden District de La Nouvelle-Orléans, une ville dont l’atmosphère mystique et les traditions ésotériques ont profondément influencé son œuvre. Outre les vampires, elle a également exploré d’autres figures du surnaturel, notamment dans La Saga des Sorcières Mayfair, une trilogie qui plonge dans l’histoire fascinante d’une dynastie de sorcières.
Fascinée par la religion, la mort et la quête de sens, Anne Rice n’a pas hésité à aborder des sujets philosophiques et spirituels dans ses écrits, suscitant souvent la controverse mais captivant toujours son public.
Elle emprunte et contribue aussi un peu au « Southern Gothic », mouvement littéraire sur le Sud un peu déglingué… mais en y ajoutant vampires et sorcières !
Décédée le 11 décembre 2021 à l’âge de 80 ans, Anne Rice laisse derrière elle un héritage littéraire unique, où le surnaturel devient le miroir des émotions humaines. Ses œuvres continuent d’inspirer des adaptations, des débats et de nouvelles générations d’auteurs.
Continuez sur First, la prochaine étape est en face, de l’autre côté de la rue :
3. Maison Carroll-Crawford
(1315 First Street)
Construite en 1869 pour Joseph Carroll par Samuel Jamison, cette magnifique maison italienne de trois étages, de couleur rose, est l’une des plus uniques du quartier Garden District. Joseph Carroll était connu pour organiser de somptueuses (et souvent osées) fêtes, avec des invités importants comme Mark Twain. Imaginez : Mark Twain a fait la fête dans cette maison, et peut-être y a-t-il trouvé l’inspiration !
Deux portes plus loin, au 1331 First Street, se trouve la maison Morris-Israel, construite par le même architecte en 1867. Comparez les similitudes ! Le joueur NBA Zion Williams a récemment acheté cette maison pour sa mère. Découvrez où les riches et célèbres vivent à la Nouvelle-Orléans.
L’intersection suivante devrait être First et Coliseum Street. Tournez à droite sur Coliseum, la prochaine étape sera à gauche.

4. The Seven Sisters
(2329 Coliseum Street)
La légende raconte : un homme avait 7 filles et construisit ces maisons pour elles en cadeau de mariage, pour les garder près de lui.
L’histoire réelle est moins romantique : Henry Hall a modélisé les maisons d’après le travail de l’architecte célèbre Henry Howard vers 1868. Son objectif était d’attirer ceux avec des revenus modestes intéressés par le quartier Garden District.

Les 7 sœurs (il y a en fait 8 bâtiments) sont des maisons « shotgun », ainsi appelées à cause de leur agencement – on pourrait théoriquement tirer une balle de fusil par la porte d’entrée et la balle sortirait par la porte arrière.
Les maisons shotgun sont une caractéristique de l’architecture de la Nouvelle-Orléans, et ce sont les seules maisons de ce type dans le Garden District. Elles témoignent de l’ingéniosité des architectes pour maximiser l’espace dans un cadre urbain.
Continuez sur Coliseum sur deux pâtés de maisons jusqu’à Jackson, tournez à gauche sur Jackson.

5. Buckner Mansion
(1410 Jackson Street)
Cette maison est apparue dans la saison 3 de *American Horror Story: Coven* et à nouveau dans la saison 8 de *American Horror Story: Apocalypse*. Aujourd’hui, la Buckner Mansion est l’une des maisons les plus photographiées de toute la Nouvelle-Orléans.
Construite en 1856 par Henry Sullivan Buckner, la Buckner Mansion a été l’école de commerce Soule jusqu’en 1983 et est maintenant utilisée comme résidence privée et occasionnellement comme lieu de tournage prestigieux.

Bien que vous ne puissiez pas visiter la maison formellement, les fans d’AHS reconnaîtront de nombreux lieux de tournage de l’extérieur. N’oubliez pas de prendre des photos respectueusement, car la maison est occupée. Pour les amateurs de photographie, les angles de vue offerts par Jackson Street révèlent des détails fascinants de son architecture classique.
Si vous êtes sur Jackson, en face de la Buckner Mansion, la rue Prytania est à droite. Prenez à gauche sur Prytania et marchez un pâté de maisons, juste après la rue Phillips.

6. Louise S. McGehee School | Bradish Johnson House
(2343 Prytania Street)
Cette maison de style français a été construite en 1872 pour Bradish Johnson par James Feret, mais elle sert depuis 1929 d’école privée pour filles, la Louise S. McGehee School. L’école s’est agrandie pour inclure de nombreux autres bâtiments sur le bloc, mais la Bradish Johnson House reste un symbole de l’histoire de l’école McGehee. Cette maison illustre le mélange unique entre élégance française et fonctionnalité moderne, adaptée à son rôle actuel d’école.
Toby’s Corner est juste en face.

7. Toby’s Corner
(2340 Prytania Street)
Il s’agit de la maison la plus ancienne du Garden District. Thomas Toby a construit cette magnifique maison de style néoclassique en 1838, mais a malheureusement perdu la maison suite à une saisie en 1858. Peu après, Thomas Dugan a acheté la propriété pour sa fille et elle est toujours dans la famille à ce jour.
Rester dans la même famille depuis des générations est une rareté, faisant de Toby’s Corner un véritable trésor d’histoire vivante. Ses colonnes imposantes et sa façade symétrique évoquent une époque révolue où chaque maison racontait une histoire unique. »

Continuez sur Prytania, passez First. Sur votre gauche, vous verrez :
8. Women’s Opera Guild
(2504 Prytania Street)
Cette magnifique maison a été construite en 1859 pour le marchand Edward Davis. Elle a été achetée en 1944 par la famille Seebold, qui l’a ensuite léguée à la Women’s Opera Guild après leur décès en 1965.

La maison a été présentée dans plusieurs grands films hollywoodiens, dont « Elsa & Peter » et « Django Unchained ». Aujourd’hui, la maison de la Women’s Opera Guild est disponible à la location pour des mariages et des événements sociaux.
Des visites guidées sont disponibles saisonnièrement (consultez la page Facebook du Guild).
Continuez sur Prytania.

9. Our Mother of Perpetual Help Chapel
(2523 Prytania Street)
Cette maison de style néoclassique a été construite en 1852 pour Joseph Maddox, propriétaire du « New Orleans Daily Crescent ».
En 1925, les Pères Rédemptoristes ont converti la maison en chapelle catholique. C’est ainsi que le bâtiment a acquis son pavillon en fer emblématique et sa statue de la Vierge Marie, avec la dédicace « Notre-Dame du Perpétuel Secours », d’où il tire son nom. Malheureusement, ces éléments ont été récemment retirés par les propriétaires actuels.
Anne Rice a converti la chapelle en maison en 1996, et elle a inspiré le cadre de son livre *Violin*.
L’acteur Nicolas Cage a possédé la maison de 2005 à 2009, avant qu’elle ne soit tristement mise en saisie. Aujourd’hui, la maison est une résidence privée.

10. Maison Briggs-Staub
(2605 Prytania Street)
Charles Briggs a fait construire ce cottage gothique en 1849 et aujourd’hui, 2605 Prytania Street est toujours considérée comme la seule maison de style gothique du Garden District.
Le choix de ce style architectural était une déclaration audacieuse à l’époque, où les designs gothiques étaient rares dans le Sud. La maison rappelle l’influence croissante des idées européennes dans l’architecture résidentielle américaine.
Même si le cottage n’est pas aussi imposant que les maisons voisines, son contraste fait partie de ce qui donne à la maison Briggs-Staub son charme. C’était aussi l’une des premières maisons du Garden District à employer des serviteurs sous contrat et des hommes libres de couleur comme travailleurs, au lieu d’esclaves.

11. Sully Mansion
(2631 Prytania Street)
Conçu par Thomas Sully en 1890 pour la famille Rainey, 2631 Prytania est la mieux préservée des rares maisons conçues par Sully. Cette maison de trois étages, de style Reine Anne, est aujourd’hui un Bed and Breakfast. Ca permet aux visiteurs de plonger directement dans l’atmosphère élégante du Garden District tout en vivant dans une maison historique. Les propriétaires actuels ont soigneusement préservé les détails d’époque, tout en rendant la maison accessible à une clientèle moderne.

De l’autre côté de la rue, sur First, se trouve l’étape suivante.
12. Villa Colonel Short
(1448 Fourth Street)
Cette maison de style italien a été conçue par l’architecte Henry Howard pour le colonel Robert Short en 1859. Pendant la guerre civile, la maison a été saisie par les troupes fédérales et, en 1864, la villa a été utilisée par Michael Hahn, le gouverneur de Louisiane. Le général Nathaniel P. Banks a ensuite occupé la maison. Ce n’est qu’à la fin de la guerre que la propriété a été rendue au colonel, en 1865. Le colonel Short y a vécu jusqu’à sa mort en 1890.
Cette propriété est surtout connue pour sa clôture en forme de tiges de maïs facilement reconnaissable et est parfois appelée « la maison des tiges de maïs ». Une explication de ce design saisissant est que l’épouse du colonel Short souffrait de nostalgie pour les champs de maïs de l’Iowa où elle avait grandi. Une autre dit qu’elle avait simplement commandé la clôture la plus chère de l’époque. La légende autour de la clôture témoigne de l’attachement émotionnel des habitants à leurs racines et de leur désir de mêler nostalgie et innovation dans le design. Cette maison, véritable symbole de résilience, raconte aussi les épreuves vécues par ses occupants durant la guerre civile.
Elle a été achetée en 2018 par le manager de Paul McCarthy, Scott Rogers, qui a effectué d’importants travaux sur la propriété, y compris le jardin arrière et l’installation d’une piscine.
13. Café Still Perkin’ et librairie
pause café et Garden District Book Shop (2727 Prytania Street)
Le Rink, une ancienne patinoire appelée à l’origine « Crescent City Skating Rink », a été transformée en boutiques dans les années 1970. Ce lieu abrite aujourd’hui le « Garden District Book Shop » et le café « Still Perkin’ ».
Still Perkin’ vous permet une pause café ou encas. C’est l’endroit idéal pour savourer un café au lait accompagné d’une pâtisserie.
La Garden District Book Shop est une véritable institution littéraire, prisée par des auteurs tels qu’Anne Rice, figure emblématique de la Nouvelle-Orléans. Cette librairie a accueilli de nombreuses séances de dédicaces, notamment pour les œuvres de Rice. C’est l’un des meilleurs endroits pour trouver des livres dédicacés, des éditions rares, et même des objets liés à l’écrivaine, comme des photos de la célèbre « fausse funéraille » organisée pour la promotion de son roman *Memnoch the Devil*.
Vous y trouverez également une sélection imbattable de livres sur la Louisiane, écrits par des auteurs locaux. Si vous cherchez un souvenir culturel ou historique, cette librairie est un incontournable.

Itinéraire : Tournez à gauche sur Washington Avenue.
14. Lafayette Cemetery No. 1
(1427 Washington Avenue)
Ce cimetière, actif depuis 1833, est l’un des plus anciens et des plus filmés de la Nouvelle-Orléans. Il abrite environ 7 000 sépultures et porte le nom de l’ancienne ville de Lafayette, aujourd’hui intégrée au Garden District.
Les tombes surélevées, caractéristiques de la Nouvelle-Orléans, offrent un aperçu fascinant des défis liés à l’environnement marécageux et des traditions funéraires locales. Le cimetière a également servi de décor à de nombreux films, renforçant son rôle dans l’imaginaire collectif : Entretien avec un vampire, Double Jeopardy, Deja Vu, American Horror Story…
Parmi les personnalités notables enterrées ici, on compte :
– Le juge Ferguson, connu pour l’affaire historique « Plessy vs. Ferguson » sur la ségrégation.
– Plusieurs organisations historiques de pompiers volontaires.
– Les « Mayfair Witches », célèbres personnages d’Anne Rice. Dans « The Witching Hour », le tombeau des sorcières ressemble à ceux des pompiers de Lafayette.

15. Commander’s Palace
(1403 Washington Avenue)
Établi en 1880, le « Commander’s Palace » est un restaurant emblématique de la Nouvelle-Orléans, réputé pour sa cuisine créole et son charme architectural. Ce bâtiment victorien bleu vif est également célèbre pour être l’un des lieux les plus hantés du quartier.
Les chefs renommés Paul Prudhomme et Emeril Lagasse y ont fait leurs débuts. À l’intérieur, l’atmosphère est celle d’un restaurant gastronomique traditionnel où le code vestimentaire est strictement appliqué.
Les repas en semaine incluent des promotions pour le déjeuner, une opportunité parfaite pour découvrir une cuisine haut de gamme à prix abordable. Le restaurant incarne aussi l’idée que la gastronomie peut raconter l’histoire d’une ville, à travers ses recettes, ses chefs, et même ses fantômes.

**Itinéraire :** Tournez à gauche sur Coliseum Street.
16. Maison Benjamin Button – Maison Nolan
(2707 Coliseum Street)
Construite en 1832, cette élégante maison de 800 m² est surtout connue pour son rôle dans le film « L’étrange histoire de Benjamin Button ». La maison Nolan a servi de lieu principal pour l’orphelinat dirigé par le personnage de Queenie, interprété par Taraji P. Henson.
L’équipe de tournage a également restauré certains éléments de la maison pour les besoins du film, ce qui a contribué à rehausser son attrait architectural. Aujourd’hui, elle attire les cinéphiles du monde entier qui viennent revivre les scènes iconiques du film.
Chaque pièce ou presque a été utilisée pour le tournage, et de nombreuses scènes sont reconnaissables à sa véranda, ses marches et son intérieur.

17. Maison Eustis-Bullock | Maison de Sandra Bullock
(2627 Coliseum Street)
Ce charmant chalet suisse, construit en 1867 par William Freret, est l’un des trois seuls exemplaires de ce style architectural à la Nouvelle-Orléans. Malgré son charme, ce style est peu adapté au climat chaud et humide de la région.
Depuis 2009, il appartient à l’actrice Sandra Bullock (actrice connue pour ses rôles dans des films à succès tels que The Blind Side, Gravity et Speed), qui a été saluée pour ses efforts visant à restaurer la propriété tout en préservant son charme historique.
18. Maison Walter Grinnan Robinson
(1415 Third Street)
Cette résidence, l’une des plus grandes du quartier avec environ 1 100 m², a été conçue en 1859 par l’architecte Henry Howard. Son design est reconnaissable à ses balcons entourant les deux étages et à ses côtés incurvés.
Elle fut l’une des premières maisons de la Nouvelle-Orléans à être équipée de l’eau courante ; un modèle de modernité pour son temps. Les balcons incurvés offrent une vue imprenable sur les jardins environnants, ajoutant une touche romantique au design.
Puis elle a été achetée par Mickey Loomis, le directeur général des « New Orleans Saints ».

19. Maison de John Goodman | Maison Joseph Merrick Jones
(2425 Coliseum Street)
Cette maison doit son nom à l’avocat Joseph Merrick Jones. Depuis 2005, elle appartient à l’acteur John Goodman, connu pour ses rôles dans la série HBO « Treme » et dans la sitcom « Roseanne ».
La maison a été acquise par Goodman après l’avoir achetée au musicien Trent Reznor, leader du groupe *Nine Inch Nails*.
Les visiteurs curieux s’arrêtent souvent pour admirer la façade de l’un des résidents les plus célèbres du quartier.
