Blondshell élargit son horizon

Avec Violins (Partisan Records), Sabrina Teitelbaum, alias Blondshell, signe un troisième album ancré dans le grunge des années 1990. La songwriter de Los Angeles retrouve le producteur Yves Rothman, pour un son plus léché que jamais.
Connue pour disséquer les relations amoureuses toxiques, elle élargit ici son propos : amitiés qui s’effilochent, sobriété, foi, féminité, et même un titre aussi rageur que drôle sur les hommes et les règles. L’album se referme sur « Fur Elise », clin d’œil au morceau de Beethoven qu’elle apprenait enfant au piano.
La critique est partagée. Clash y voit son meilleur travail, avec un équilibre presque parfait entre écriture poétique et rock alternatif. Paste regrette en revanche une certaine homogénéité, les morceaux se fondant les uns dans les autres. Beats Per Minute, enfin, juge que son chant manque de variété mélodique. C’est quand même plutôt pour un jeune public.
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