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La Coupe du monde débarque en Amérique du Nord !

Du 11 juin au 19 juillet 2026, les États-Unis, le Canada et le Mexique accueilleront ensemble la 23e édition de la Coupe du monde de football. C’est une première : jamais trois pays n’avaient coorganisé l’événement. Autre record historique, ils seront 48 équipes au départ — contre 32 lors des éditions précédentes — réparties dans 16 villes hôtes, de Vancouver à Miami en passant par Mexico. Au total, 104 matchs seront disputés sur plus d’un mois. Le coup d’envoi sera donné à Mexico, dans le mythique stade Azteca, et la grande finale se jouera le 19 juillet au MetLife Stadium, près de New York. La France, elle, disputera ses matchs de poule à Boston et dans le New Jersey. Bref, un Mondial XXL, le plus grand de l’histoire du football.

48 équipes : un Mondial XXL

Ils étaient 32 au Brésil en 2014, en Russie en 2018, au Qatar en 2022. Ils seront 48 en 2026. Ce bond en avant change radicalement la physionomie de la compétition. Les équipes sont réparties en 12 groupes de 4, et les 8 meilleurs troisièmes se qualifient pour la phase suivante — une nouveauté qui complexifie les calculs pour les supporters. Les équipes qui atteignent la finale joueront désormais huit matchs, contre sept lors des tournois précédents. Pour les grandes nations, c’est un défi d’endurance supplémentaire. Pour les petites, c’est une opportunité historique : plus de places signifie plus de chances de passer la phase de groupes. Revers de la médaille : 104 matchs au total dans 16 villes hôtes réparties sur trois pays, soit une logistique colossale, et un risque de dilution du niveau avec davantage d’équipes de moindre calibre. Le grand spectacle a un prix. Mais au moins, il s’agit dorénavant d’un “vrai” mondial : chaque pays, même les plus petits, peuvent rêver à participer. Ce qui n’était pas le cas auparavant.

Coupe du monde de football fifa 2026 à Miami et Orlando en FlorideBillets, transports : le Mondial hors de prix

La Coupe du monde 2026 s’annonce comme la plus chère de l’histoire pour les supporters. La polémique a d’abord éclaté sur le prix des billets : la FIFA a reçu plus de 500 millions de demandes, ce qui a fait s’envoler les tarifs sur le marché de la revente, certains billets atteignant plusieurs milliers de dollars. Face au tollé, Infantino a assuré que 25 % des billets pour la phase de groupes coûteront moins de 300 dollars. Mais les billets ne sont que le début. Les transports ont provoqué une deuxième vague d’indignation. À Boston, un aller-retour entre la gare et le stade de Foxborough coûtera 80 dollars — près de dix fois plus qu’en temps normal, et quatre fois plus que pour un match de la NFL. Près de New York, l’aller-retour en train vers le MetLife Stadium, qui accueillera la finale, grimpera à 150 dollars contre moins de 13 habituellement.

Le principal groupe de supporters des Bleus accuse la FIFA d’exclure « les plus fidèles supporters au profit des plus aisés », un sentiment partagé par les fans du monde entier. Le rêve du Mondial pour tous semble, cette année, réservé aux plus aisés.

Coupe du Monde 2026 : les résultats du tirage au sort.
Coupe du Monde 2026 : les résultats du tirage au sort. Crédit Photo Achraf Hakimi : Laloumance.
Kylian Mbappe et Thibaut Courtois : Кирилл Венедиктов CC BY-SA 3.0

Le saviez-vous ?

Le ballon officiel de ce Mondial, baptisé Trionda, est un véritable ordinateur miniature. Il intègre une unité de mesure inertielle — gyroscope, accéléromètre, capteurs d’impact — capable de transmettre des données 500 fois par seconde au système VAR, pour détecter avec précision le moment exact où le ballon est frappé — utile pour trancher les cas de hors-jeu ou savoir si le ballon a franchi la ligne de but. Cette technologie n’est pas nouvelle : elle avait déjà été utilisée au Qatar en 2022, où elle avait permis de valider le but controversé du Japon contre l’Espagne. Le ballon se recharge sans fil grâce à des petits supports placés en bord de terrain.

Les nouvelles règles : le foot change de visage

La Coupe du monde 2026 ne se contente pas d’accueillir plus d’équipes — elle change aussi les règles du jeu. Voici ce qui va changer concrètement sur le terrain.

Fini les contestations. Un joueur qui quitte le terrain pour protester contre une décision de l’arbitre peut désormais être expulsé directement, carton rouge à la clé, à la discrétion de l’arbitre. Autre nouveauté : les joueurs qui se couvrent la bouche lors d’échanges avec l’arbitre ou leurs adversaires — une pratique devenue courante pour échapper aux caméras — pourront également être sanctionnés, notamment si des propos discriminatoires sont soupçonnés. Le message de la FIFA est clair : tolérance zéro.

Les remplacements au chronomètre. Les joueurs appelés à quitter la pelouse devront sortir du terrain en dix secondes maximum. En cas de retard, leur remplaçant devra patienter une minute, contraignant temporairement l’équipe à jouer en infériorité numérique. Une mesure destinée à mettre fin aux sorties interminables utilisées pour grignoter du temps en fin de match.

La VAR voit plus loin. Elle peut désormais intervenir pour vérifier un deuxième carton jaune menant à une expulsion, un carton attribué au mauvais joueur, ou un corner accordé à tort. Auparavant, son champ d’action était limité aux buts, penalties et cartons rouges directs.

La remise à zéro des cartons jaunes. Moins connue mais stratégiquement importante, et cette fois confirmée par la FIFA elle-même : les cartons jaunes uniques reçus au cours de la compétition seront annulés à l’issue de la phase de groupes puis des quarts de finale. Jusqu’à présent, ils ne s’effaçaient qu’après les quarts de finale. Les joueurs sous la menace d’une suspension pourront donc repartir d’une page blanche à deux reprises.

Les pauses fraîcheur. Jouer en plein été au Texas ou à Miami, ce n’est pas anodin. Deux pauses de trois minutes seront instaurées à la moitié de chaque mi-temps dans toutes les rencontres, quelle que soit la température, pour permettre aux joueurs de s’hydrater et recevoir les consignes de leur entraîneur. Une première dans l’histoire de la Coupe du monde. Les Américains, habitués au football ou au basket découpés en quarts-temps, ne seront pas dépaysés.

Christian Pulisic, le solitaire qui veut faire rêver l’Amérique

Il y a quelque chose d’étrange dans la trajectoire de Christian Pulisic. À 27 ans, il est la plus grande star du football américain de tous les temps — le seul joueur des États-Unis à avoir remporté une Ligue des Champions, quatre fois élu meilleur joueur américain de l’année, cinquième meilleur buteur de l’histoire de sa sélection. Et pourtant, à la veille d’une Coupe du Monde organisée sur son sol, il traverse la pire disette de sa carrière : aucun but depuis des mois, ni en club ni en sélection.

La pression serait écrasante pour n’importe qui d’autre. Pas pour lui. Introverti, presque moine dans son rapport à la célébrité, Pulisic a grandi à Hershey en Pennsylvanie avant de partir à 15 ans en Allemagne, à Dortmund, dans un vestiaire qui ne voulait pas de lui. Il a survécu. Il a prospéré. Puis Chelsea. Puis Milan, où il est aujourd’hui l’un des attaquants les plus décisifs de Serie A sur les trois dernières saisons.

Cet été, les États-Unis co-organisent le Mondial avec le Canada et le Mexique. Jamais la pression n’a été aussi forte sur une équipe américaine. Le sélectionneur Pochettino vise les demi-finales. Les supporters veulent enfin voir leur équipe dépasser les quarts — absents depuis 2002.

Tout repose sur Pulisic. Et lui ? Il répond aux questions sur sa disette avec une tranquille insolence : « Je prévois de marquer des buts. » Pas de panique, pas d’excuses. Juste la certitude tranquille d’un homme qui a déjà tout prouvé — et qui garde ses cartouches pour le bon moment.

– Matchs de groupe –

Quelques rencontres qui pourraient intéresser nos lecteurs:

équipe du Canada (groupe B) :

– 12 juin : Canada – Bosnie-et-Herzégovine – match à Toronto

– 18 juin : Canada – Qatar – BC Place de Vancouver

– 24 juin : Canada – Suisse – – BC Place de Vancouver

équipe de Haïti (groupe C) : 

– 10 juin : Haïti – Brésil – Stade de Philadelphie

– 13 juin : Haïti – Écosse – Stade de Boston

– 24 juin : Haïti – Maroc – Stade d’Atlanta

équipe du Maroc :

– 13 juin : Maroc – Brésil – Stade de New York New Jersey

– 19 juin : Maroc – Écosse – Stade de Boston

– 24 juin : Maroc – Haïti – Stade d’Atlanta

équipe de France (Groupe I):

– 16 juin : France vs Sénégal – New Jersey / New York (côte Est USA)

– 22 juin : France – Irak – Philadelphie, Pennsylvanie

26 juin : France – Norvège à Foxborough / Boston, Massachusetts


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