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Le Parti Québécois gagne les élections et formera le prochain gouvernement

Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti Québécois
Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti Québécois (D.R)

Paul St-Pierre Plamondon devrait devenir premier ministre du Québec. Les souverainistes reviennent au pouvoir plus de douze ans après l’avoir perdu.

Il est encore trop tôt pour savoir si le Parti québécois disposera d’une majorité à l’Assemblée nationale, mais une chose est acquise ce lundi soir : les indépendantistes ont remporté les élections générales québécoises. Les principaux médias canadiens projettent que le PQ formera le prochain gouvernement, ce qui ferait de Paul St-Pierre Plamondon le prochain premier ministre. Pour obtenir la majorité, un parti doit décrocher 64 des 127 sièges de l’Assemblée.
Ce sera la première fois que les péquistes forment un gouvernement depuis 2012, lorsque Pauline Marois avait conduit le parti au pouvoir à la tête d’un gouvernement minoritaire, défait aux élections d’avril 2014.

Une remontée spectaculaire

e retour du PQ tient de la résurrection. En 2022, le parti qui avait organisé les référendums sur l’indépendance de 1980 et de 1995 avait enregistré le pire résultat de son histoire, avec seulement trois députés. Au fil de la législature, il a enchaîné les victoires en élections partielles, jusqu’à celle de Chicoutimi, sa quatrième consécutive, si bien qu’au déclenchement des élections, le PQ détenait sept sièges, contre 79 pour la CAQ, 18 pour les libéraux et 11 pour Québec solidaire.
En face, la Coalition avenir Québec n’a jamais retrouvé son souffle. François Legault avait annoncé sa démission en janvier, et Christine Fréchette lui avait succédé comme première ministre en avril. Selon le dernier sondage Léger, publié deux jours avant le scrutin, le PQ arrivait en tête avec 29 % des intentions de vote, devant le Parti libéral du Québec (25 %), le Parti conservateur (20 %) et la CAQ (14 %).

Un vote de changement plus que d’indépendance

Le résultat traduit avant tout une soif d’alternance : toujours selon Léger, 74 % des Québécois souhaitaient un changement de gouvernement. L’adhésion à l’indépendance, elle, reste minoritaire dans l’opinion.
La question nationale revient toutefois au premier plan. Le PQ a promis un référendum sur la souveraineté en 2029, et à la veille du scrutin, le chef libéral Charles Milliard avait appelé les électeurs opposés à un référendum à voter stratégiquement libéral. Les relations avec Ottawa s’annoncent orageuses : en pleine campagne, Paul St-Pierre Plamondon avait qualifié d’« abus de pouvoir antidémocratique » une éventuelle hausse de l’immigration au Québec décidée par le gouvernement de Mark Carney, alors que le Canada tente de faire bloc face à la guerre commerciale lancée par Donald Trump.
Les résultats définitifs, et la répartition exacte des sièges, seront connus dans la nuit.


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