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Joe Biden devrait laisser les frontières américaines fermées dans les prochaines semaines

MISE A JOUR LE 20 SEPTEMBRE – la Maison-Blanche a annoncé que :

– Les frontières aériennes américaines resteront fermées jusqu’à début novembre puis elles ouvriront pour les personnes vaccinées (pour les pays qui ont un travel ban : Europe + Chine, Inde, Afrique-du-Sud, Iran et Brésil).

– Les frontières terrestre américaines restent fermées pour le moment.

Cet article, ci-dessous, expliquait pourquoi elles sont fermées, pourquoi elles ne rouvriront pas dans les prochaines semaines, sur la base (entre autres) des déclarations de Jeff Zients, cité mercredi dernier par Reuters. Le même Jeff Zients qui annonce aujourd’hui une réouverture en novembre.
Notre nouvel article sur cette réouverture est ici :

La frontière aérienne américaine rouvrira en novembre aux vaccinés, mais pas les frontières terrestres


Notre article de vendredi dernier :


Les signaux ne sont pas du tout positifs quant à une éventuelle réouverture des frontières américaines, qui sont fermées aux ressortissants de certains pays depuis un an et demi. Reuters confirme que les ministères américains ne souhaitent pas rouvrir prochainement.

DES RAISONS POLITIQUES

La principale raison est politique. Joe Biden a été élu président avec pour première promesse électorale une lutte plus efficace que son prédécesseur contre la pandémie. Or, les présidents des Etats-Unis ont en réalité une marge de manœuvre extrêmement faible au niveau des politiques sanitaires. Après avoir qualifié « d’hystérie xénophobe » la fermeture des frontières par Trump, Joe Biden l’avait immédiatement rétablie cette fermeture dès son arrivée à la présidence fin janvier dernier. Et il convient de remarquer qu’il a refermé les frontières un an après Trump à l’identique, avec les mêmes pays, c’est à dire avec certains pays qui, entre temps, n’avaient plus de pandémie de Covid.

Si des pays comme la Chine ou l’Australie ont de véritables politiques de fermeture des frontières intérieures pour stopper ou freiner la pandémie, en revanche les frontières américaines ne sont pas fermées, mais « semi-fermées » : seuls les ressortissants de l’Espace Schengen plus la Grande-Bretagne, Irlande, Chine, Inde, Afrique-du-Sud, Iran et Brésil n’ont pas le droit de rentrer. Ces pays ont un « travel ban » quel que soit le niveau de la pandémie sur leur territoire. En revanche tous les autres pays dont ceux du tiers-monde, qui ne contrôlent quasiment pas la pandémie, sont les bienvenus aux USA. Les Canadiens et Mexicains peuvent pour leur part venir en avion, mais pas en voiture.

Les « travailleurs essentiels » (transporteurs…), diplomates, militaires et autres fonctionnaires peuvent passer comme ils le souhaitent les frontières, tout comme les millions de bi-nationaux ou titulaires de cartes de résidents permanents. Les individus comme les virus peuvent donc passer la frontière. Pire, le 16 septembre le gouverneur du Texas a dû faire appel à ses propres troupes pour fermer six points de passages à la frontière mexicaine accusant la Maison-Blanche de ne rien faire pour bloquer les immigrés clandestins.

Il convient de rappeler que de nombreux pays exigent des tests et/ou des vaccins pour les personnes qui passent les frontières. Les voyages ne favorisent donc pas la transmission des virus, mais au contraire leur détection !

La politique aux frontières des Etats-Unis est donc totalement loufoque, et aussi bien le Canada, l’Allemagne ou la France – qui ont rouvert leurs frontières – ont par exemple manifesté leur interrogation devant le manque de réciprocité de Washington, qui bloque leurs ressortissants. Des médias américains historiquement favorables à Joe Biden s’en inquiètent depuis plusieurs mois, et avec des qualificatifs très durs. Le Washington Post utilise le mot « incompréhensible » pour qualifier le « travel ban ». Pour Foreign Policy, c’est « irréfléchi » et « non scientifique ». The Atlantic, explique pour sa apart dans son titre que « ça a peu de sens ». Beaucoup commencent à sentir les dangers d’un tel isolationnisme, et les menaces plus directes que ça peut peser sur des familles séparées ou sur l’économie. Mais, les Etats-Unis ne sont pas dépendants du tourisme. Et, même en Floride, avec par exemple une baisse de seulement 0,8 million de touristes au deuxième trimestre 2021 (par rapport à 2019), le changement est quasiment insensible dans cet Etat. Les touristes américains ont simplement remplacé les Européens et les autres.

Pour revenir au problème politique de Joe Biden, il court désormais le risque de compter plus de cas de covid-19 dans la population américaine depuis qu’il est président que ce fut le cas sous Donald Trump en 2020 ; et ce en raison de l’apparition du variant Delta qui est plus contagieux. Après un début de vaccination très efficace sous Trump à partir de décembre 2020, celle-ci culmine désormais (le 17 septembre) à 54,9% d’Américains « pleinement vaccinés », et ça avance désormais de manière extrêmement lente.

La Maison-Blanche cherche la solution, mais ça semble difficile. Après que la présidence ait appelé depuis des semaines à la mise en place d’une troisième dose de vaccin, la FDA vient d’annoncer ce même 17 septembre qu’elle ne recommandait pas cette troisième dose !

Quelques jours auparavant Anthony Fauci (le conseiller du président) avait expliqué au journal télé de NBC News qu’ils comptaient désormais forcer les Américains à se « vacciner volontairement ». Mais ce n’est pas évident qu’ils y arrivent. En tout cas ses propos soulignent bien l’ambiance du moment.

Au milieu d’un silence assourdissant au sujet de la fermeture des frontières, en juin dernier la Maison-Blanche avait déclaré qu’elle allait travailler à la mise en place d’un système pour accepter les voyageurs. Le 15 septembre, l’agence Reuters a confirmé la nouvelle avec notamment la mise en place d’un traçage des voyageurs. On s’attend aussi à la possible mise en place d’une obligation vaccinale. Apparemment l’adoption de ce système avance lentement, mais, quoi qu’il en soit… la Maison-Blanche ne semble pas souhaiter rouvrir les frontières. La Secrétaire au Commerce, Gina Raimondo, répond ainsi à Reuters:  « Nous voulons adopter un nouveau système métrique, mais avant que nous puissions le faire, nous devons avoir un meilleur contrôle de la situation intérieure, qui requiert de nous que chacun soit vacciné« .
Dans le même article Reuters écrit : “Le 
coordinateur de la réponse au coronavirus à la Maison-Blanche, Jeff Zients, a déclaré à l’U.S. Travel and Tourism Advisory Board que l’administration n’avait pas prévue de relâcher dans un temps prochain aucune des restrictions actuellement en place”.

Alors, les politiques gouvernementales sont si peu claires sur le sujet qu’il ne serait pas surprenant que les frontières rouvrent demain matin. Néanmoins, un mois avant le début des migrations des « Snowbirds » (du nord de l’Amérique vers les Etats du sud des USA) il paraît malheureusement plus prudent – si on se fie aux déclarations du gouvernement américain – de penser que ça ne va pas rouvrir immédiatement. La saison dernière, environ 25% des Snowbirds canadiens avaient pris l’avion. Cette année ils devraient être probablement au-delà des 50% à faire de même.


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