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Au fait… ça s’arrête quand une pandémie ? (Editorial du Courrier des Amériques)

Vous le savez-vous ? Quand est-ce que ça ne devient plus un problème politique ? Faut-il attendre zéro mort ? 1000 ? Combien ? Parce que là ça fait 1 an que les gouvernements ont édicté des mesures très contraignantes…

par Gwendal Gauthier, directeur du Courrier des Amériques.
par Gwendal Gauthier, directeur du Courrier des Amériques.

Alors, si on est chanceux, vu l’effondrement actuel de la courbe des nouvelles contaminations, on pourrait penser que ça ressemble à la fin, et que dans un mois on n’en parlera plus. Mais, beaucoup envisagent le pire : « et si la vaccination ne fonctionnait pas avec les nouveaux variants » ? Au quel cas on aurait deux options. Soit faire comme avec la grippe : vacciner tous les ans… Soit continuer à enfermer les gens avec des confinements et des couvre-feux. Pendant combien de temps ? Un an de plus ? Deux ? Dix ? A l’heure actuelle, les gouvernements, et un grand nombre de personnes, n’excluent pas de rester ainsi confinés « à durée indéterminée ». Ce serait bien qu’ils préviennent les autres sur leurs intentions…

Je ne suis pas scientifique, ni un gouvernant. Donc j’aimerai bien, au bout d’un an, qu’on m’apporte des explications scientifiques claires. Par exemple celle sur l’utilité de fermer une frontière. Et encore pire : de la fermer « à moitié », avec seulement les « travailleurs essentiels » qui ont le droit de passer la covid de part et d’autre de la frontière ! Pour résumer : vous avez d’une part un espace géographique avec plein de cas de covid. Et juste à côté vous avez un autre espace géographique avec également plein de cas de covid. Mais les gens doivent garder leur covid pour eux de chaque côté de la frontière. C’est Donald Trump qui avait inventé le concept, et je ne suis pas certain que ce soit ce qu’il ait fait de plus utile !

Et puis, fin janvier, est apparue la nouvelle phobie : « le nouveau variant ». « On ferme la frontière pour que les gens ne ramènent pas le nouveau variant. » Alors, je vous l’annonce : le nouveau variant ne montrera pas plus son passeport à la frontière que la covid-19 ne l’avait fait en 2020.

Il convient de rappeler l’objectif des mesures politiques qui avait été annoncé : « éviter la saturation des hôpitaux ». Ce n’est pas parce que les gouvernements sont pris au dépourvu, sans savoir vraiment quoi faire, qu’ils doivent prendre des mesures qui n’ont rien à voir avec l’objectif fixé : « éviter la saturation des hôpitaux » et donc protéger les personnes vulnérables. Dans un grand nombre de pays, l’économie va être extrêmement touchée par des mesures dont l’utilité n’est pas du tout évidente : les gens s’appauvrir. Les faillites et suicides s’accélérer.

Le Canada a attendu fin janvier pour exiger un test PCR : les personnes malades avaient jusqu’alors le droit de passer la frontière !!! A l’opposé, aujourd’hui ils ont durci le règlement : ils exigent que les personnes vaccinées (ou pas) aillent s’isoler trois jours à leurs frais dans un hôtel, alors même que la politique de vaccination du Canada ne semble pas être en avance. Juste pour comparer : le 20 février le comté de Broward (où séjournent un grand nombre de Snowbirds) a demandé que la vaccination passe désormais aux 55+, car les 65+ (celles qui courent un risque mortel) sont déjà vaccinées !!!

Au bout d’un an… on est en droit de se poser quelques questions. Mais… même si on peut douter de l’utilité de certaines mesures, je rappelle aux personnes qui n’ont pas encore eu le virus qu’il est bien réel, et qu’il vaut mieux ne pas se mettre en condition de l’attraper.

Voyages en avion : il y aurait très peu de cas de transmission de covid-19, un an après le début de la pandémie


Pascale Durand Agent Immobilier à Sarasota, Tampa et St Petersburg

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