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Les Cubains de Miami ont voté Trump, mais ceux de Cuba sont heureux de la victoire de Biden

Marco Rubio, sénateur républicain de Miami, avec le groupe "Los 3 de Havana"
Marco Rubio, sénateur républicain de Miami, avec le groupe « Los 3 de Havana »

Si Donald Trump a cette année progressé de quelques points chez les « Latinos-américains » (il serait aux alentours de 32%) c’est particulièrement notable avec les Cubains de Floride qui ont été environ 55% à voter pour lui, mais aussi beaucoup de Vénézuéliens, c’est à dire les exilés ayant fui le socialisme dans leur pays d’origine et qui sont très nombreux dans la région de Miami !

Cette mobilisation en faveur de Donald Trump a provoqué un écart substantiel au niveau de l’Etat de Floride. En 2016, Trump n’avait gagné son propre Etat que par une marge très faible, qui s’est ainsi grandement accentuée en raison de ce vote des communautés exilées. Elles attendaient plus d’engagement « contre le socialisme » de la part de M. Biden, ce qui n’est pas arrivé, y compris lors de ses réunions dans la région de Miami.

Ambiance pro-Trump à Miami juste avant l’élection :

Miguel Díaz-Canel
Miguel Díaz-Canel. Crédit photo : cette photo a été copyrightée par le Gouvernement de l’Inde, sous license : « Government Open Data License – India (GODL) ».

A quelques dizaines de kilomètres de la Floride, l’élection de Joe Biden a au contraire été saluée par les Cubains. Leur président, Miguel Diaz-Canel, a reconnu l’élection de M. Biden en précisant sur Twitter « Nous croyons en la possibilité de construire des relations bilatérales respectant nos différences respectives« .

Au minimum, Joe Biden devrait rétablir la situation préalable mise en place sous Obama : il fallait alors, en théorie, avoir une raison officielle pour voyager entre Cuba et les Etats-Unis, faisant partie d’une liste de douze catégories (raisons familiales, journalistiques, universitaires etc…). Mais, dans la réalité, durant quelques mois tout le monde pouvait se rendre à Cuba depuis les Etats-Unis au point où la frontière semblait quasiment ouverte. Puis Donald Trump avait rappelé son administration à l’ordre, et il n’y avait alors plus eu de complaisance en dehors de ces douze catégories.

S’il y avait eu cet assouplissement sous Obama, accompagné d’une reprise des relations diplomatiques, le blocus économique n’a pour sa part jamais été levé, et « l’île communiste » connaît toujours de graves privations aujourd’hui. Lors de l’annonce de l’élection de Joe Biden, de nombreux klaxons se sont fait entendre dans les rues de la Havane en signe d’espoir d’un futur moins tempétueux, et peut-être d’une levée de l’embargo.


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